Pourquoi planter des arbres n’est pas une si bonne idée que ça
De nombreux candidats aux élections municipales promettent de planter des bois urbains astuce. Pour eux, le coup de pelle est un argument de campagne. Mais ce n’est pas toujours une bonne idée
À Onet-le-Château, au pied de la colline des Crêtes dans l’Aveyron, les deux candidats aux municipales n’ont pas échangé des noms d’oiseaux, mais des espèces d’arbres. “Oranger des Osages”, “cerisier du Japon”, “noyer du Caucase” et “chêne chevelu”, a-t-on entendu lors des réunions publiques. L’affaire a commencé quand le candidat sans étiquette, Jean-Marc Lacombe, a reproché au maire sortant, Jean-Philippe Kéroslian, d’avoir fait pousser dans les parcs de la commune des espèces supposées rares, étrangères et fragiles.
De sa mairie, sise rue des Coquelicots, l’élu divers droite a d’abord cru qu’il s’était planté d’arbres, avant d’être “très vite rassuré”. “Les essences choisies sont présentes depuis plus de deux cents ans sur le territoire français”, argue-t-il. Son responsable des espaces verts, Laurent Noailles, renchérit : “Elles sont robustes et résistantes aux à-coups climatiques.”
En temps de campagne électorale, l’arbre est devenu un véritable objet politique
En temps de campagne électorale, l’arbre est devenu un véritable objet politique. “Depuis trois mois, les entreprises de reforestation ou de plantation ont été noyées sous les demandes de maires ou de candidats”, confirme Hervé Le Bouler, ingénieur et responsable du réseau forêt à France nature environnement (FNE).
Pourquoi planter des arbres n’est pas une si bonne idée que ça
De nombreux candidats aux élections municipales promettent de planter des bois urbains astuce. Pour eux, le coup de pelle est un argument de campagne. Mais ce n’est pas toujours une bonne idée
Marianne Enault
https://www.lejdd.fr/Societe/pourquoi-planter-des-arbres-nest-pas-une-si-bonne-idee-que-ca-3955497
À Onet-le-Château, au pied de la colline des Crêtes dans l’Aveyron, les deux candidats aux municipales n’ont pas échangé des noms d’oiseaux, mais des espèces d’arbres. “Oranger des Osages”, “cerisier du Japon”, “noyer du Caucase” et “chêne chevelu”, a-t-on entendu lors des réunions publiques. L’affaire a commencé quand le candidat sans étiquette, Jean-Marc Lacombe, a reproché au maire sortant, Jean-Philippe Kéroslian, d’avoir fait pousser dans les parcs de la commune des espèces supposées rares, étrangères et fragiles.
De sa mairie, sise rue des Coquelicots, l’élu divers droite a d’abord cru qu’il s’était planté d’arbres, avant d’être “très vite rassuré”. “Les essences choisies sont présentes depuis plus de deux cents ans sur le territoire français”, argue-t-il. Son responsable des espaces verts, Laurent Noailles, renchérit : “Elles sont robustes et résistantes aux à-coups climatiques.”
En temps de campagne électorale, l’arbre est devenu un véritable objet politique
En temps de campagne électorale, l’arbre est devenu un véritable objet politique. “Depuis trois mois, les entreprises de reforestation ou de plantation ont été noyées sous les demandes de maires ou de candidats”, confirme Hervé Le Bouler, ingénieur et responsable du réseau forêt à France nature environnement (FNE).