Françoise et Michel Mayor

Michel Mayor, accompagné de sa femme Françoise, a reçu un accueil triomphal à la cérémonie du Dies Academicus de l’Université de Genève.

L’humanité est liée à la Terre, elle n’ira pas s’établir ailleurs. Il n’y a pas de plan B. Et il ne faut pas charrier, elle est bien sympathique, notre Terre !

4 thoughts on “Françoise et Michel Mayor

  1. shinichi Post author

    Réchauffement climatique : non, il n’y a pas de planète B rappellent des prix Nobel

    Nathalie Mayer

    https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/exoplanete-rechauffement-climatique-non-il-ny-pas-planete-b-rappellent-prix-nobel-77886/

    Michel Mayor : Voici 24 ans, avec un de mes collègues [Didier Queloz, distingué avec lui], on a découvert la première planète qui tournait autour d’une autre étoile (que le Soleil). C’était une très vieille question qui était débattue par les philosophes : est-ce qu’il existe d’autres mondes dans l’Univers ? Depuis lors, on en a découvert près de 4.000 (exoplanètes) ou plus. On cherche des planètes qui sont le plus proche (de nous), qui pourraient ressembler à la Terre. Nous avons avec mon collègue démarré cette quête des planètes, on a montré que c’était possible de les étudier.

    Michel Mayor : Dans la Voie lactée, on est sûr qu’il y a énormément de planètes rocheuses avec une masse similaire à la Terre à une distance telle (de leur étoile) que la température est adéquate pour que la chimie de la vie se développe, on ne sait rien de plus. Personne n’est capable de donner une probabilité à la vie ailleurs. Certains scientifiques disent que si toutes les conditions sont réunies, alors la vie va émerger d’elle-même, une sorte d’émergence naturelle des lois de l’Univers. D’autres disent : non, non, c’est pas vrai, c’est beaucoup trop compliqué. On ne sait rien ! La seule manière de faire, c’est développer les techniques qui nous permettent de détecter la vie à distance. C’est à la prochaine génération de répondre à cette question !

    Michel Mayor : Si on parle des planètes extrasolaires, que les choses soient claires : on ne migrera pas là-bas. Ces planètes sont beaucoup, beaucoup trop loin. Même dans un cas très optimiste d’une planète habitable pas trop loin, disons à quelques dizaines d’années lumière, ce qui est tout petit, le voisinage, le temps pour aller là-bas est considérable. Ça se chiffre en centaines de millions de jours avec les moyens actuels. Prenons soin de notre Planète ici, elle est très belle et encore tout à fait habitable. […] Il faut tuer toutes les déclarations du type : nous irons un jour sur une planète habitable si la vie n’est plus possible sur Terre. C’est complètement fou.

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  2. shinichi Post author

    L’homme est allé sur la Lune en trois jours, la lumière a besoin d’une seconde.
    […]
    L’humanité est liée à la Terre, elle n’ira pas s’établir ailleurs. Il n’y a pas de plan B. Et il ne faut pas charrier, elle est bien sympathique, notre Terre !
    […]
    On reste ici et on prend soin d’elle.

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  3. shinichi Post author

    Je suis effaré de voir que les décisions concernant l’écologie sont prises par des parlements ou des gouvernements qui ne semblent pas comprendre l’urgence de la situation ou qui nient la réalité. Ce n’est que face à des catastrophes que certains commencent à réaliser qu’il ne s’agit pas que d’élucubrations de scientifiques…

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  4. shinichi Post author

    Le Prix Nobel de physique Michel Mayor embrase le Dies Academicus

    swissinfo.ch

    https://www.swissinfo.ch/fre/le-prix-nobel-de-physique-michel-mayor-embrase-le-dies-academicus/45292044

    Le Prix Nobel de physique 2019 Michel Mayor était la vedette du Dies academicus de l’Université de Genève (UNIGE), vendredi. L’astronome a découvert, voilà 24 ans, avec son collègue Didier Queloz, la première planète extrasolaire.

    Depuis cet événement, la chasse aux exoplanètes a pris un essor insoupçonné, mobilisant des milliers de scientifiques. Dans les années 90, cette discipline n’avait pourtant pas vraiment la cote. Elle était même mal vue, a relevé M.Mayor dans son discours lors du Dies academicus, devant une assemblée conquise et enthousiaste.

    Ce domaine “pas du tout porteur” avait été marqué par de nombreuses désillusions. Les annonces de découvertes tombaient toutes à plat, poussant les astrophysiciens à se tourner vers d’autres activités qui semblaient plus prometteuses. Il y a 25 ans, “nous étions quatre groupes de 2 personnes qui travaillaient dessus”, a noté M.Mayor.

    La découverte de 51 Pegasi b a tout changé. Elle a déclenché une vraie folie médiatique, a relevé le professeur romand. Peu de temps après, une équipe américaine concurrente des Suisses annonçait à son tour l’existence de deux nouvelles exoplanètes. La traque aux mondes extraterrestres était lancée et ne s’est pas arrêtée depuis.

    Soutien cantonal et fédéral

    M.Mayor n’a pas oublié vendredi de témoigner sa gratitude envers l’Université de Genève (UNIGE) et le Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS) pour le soutien que lui et son collègue Didier Queloz ont reçu pendant plusieurs décennies afin de mener leurs travaux.

    Lors d’une conférence de presse donnée à l’issue de la cérémonie du Dies Academicus, M.Mayor est revenu sur la façon dont il a appris qu’il recevait le Prix Nobel de physique. “Cette année était celle où il y avait le moins de rumeurs”. Le professeur ne voyait donc aucune raison d’attendre fébrilement à Genève le nom des lauréats.

    Mardi, “j’étais en Espagne”. Avant de prendre l’avion, peu avant midi, l’astronome, qui ne possède pas de téléphone portable, décide de se connecter brièvement au réseau à l’aide de son ordinateur. Il assiste, alors, médusé, à la divulgation des Prix Nobel de physique 2018 et 2019.

    Sa femme, qui possède un téléphone, lui confirme la nouvelle. “La surprise fut violente”. L’ordinateur du professeur “explose”, les courriels affluent du monde entier. “Je n’ai pas encore eu le temps de tout lire”, a avoué M.Mayor. Son épouse, de son côté, regrette un peu d’avoir donné son numéro de potable, car il ne cesse de vibrer.

    Petite pression amicale

    Parmi les messages reçus figure celui du recteur de l’UNIGE Yves Flückiger. Il fait comprendre à Michel Mayor, tout en le félicitant chaleureusement et en trinquant à son Prix Nobel, que ce serait bien qu’il soit à Genève pour le Dies Academicus. “Mes collègues espagnols se sont montrés compréhensifs”, a relevé l’astronome.

    Concernant l’avenir de sa discipline, Michel Mayor le voit dans la détection de la vie sur des exoplanètes. “Ce ne sera pas pour demain, mais peut-être dans 10 ou 20 ans”. La question n’est en tout cas pas nouvelle. Le philosophe grec Epicure, qui croyait dans la pluralité des mondes, se l’était déjà posée il y a 2000 ans.

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