Sophie Fontanel

スクリーンショット 2013-07-21 17.48.59For a period of my life, from my 27th to my 39th years, I slept alone: I had no sex. I wasn’t unhappy. Or frustrated. In fact, I found no sex preferable to disappointing sex.
Just before giving up, I had a boyfriend. He often said that we were happy sexually, but frankly he was blind to my unhappiness. So that winter, I went skiing without him.
Alone in all that sun and snow, absorbing energy from the sky and mountains, I let my body breathe quietly. The freedom and whiteness of the snow and mountains produced a kind of ecstasy.
I believe that a desert is sometimes necessary. Sometimes, it is what your soul and your body need. A rest. To dream instead of do. And believe me, when the body really wants the skin of someone else, it knows perfectly how to behave. You will look into someone’s eyes, and nature will take over. No matter how old you are. No matter wrinkles, or norms.
Finally, I’ve met someone. Not a long story, but a very important one. I’ve met a man who is not afraid of my long years of solitude and is perhaps heated and reassured by my honesty and what he calls my “exciting expectations.” Who could ask for more?

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3 Responses to Sophie Fontanel

  1. shinichi says:

    Life Without Sex

    by Sophie Fontanel

    http://www.nytimes.com/2013/07/21/opinion/sunday/life-without-sex.html?hp&_r=0

    _______________

    The Art of Sleeping Alone

    by Sophie Fontanel

  2. shinichi says:

    Sophie Fontanel, elle ne veut pas être Mme Sans Sexe

    La chroniqueuse de Elle déchaîne les passions en avouant, dans son dernier livre, qu’elle ne fait plus l’amour. Cette grande bourgeoise extravertie et pudique refuse de devenir l’égérie des “renonçants sexuels”.

    http://www.lejdd.fr/Culture/Livres/Actualite/Sophie-Fontanel-avoue-dans-son-livre-qu-elle-ne-fait-plus-l-amour-386695

    Dépressive. Névrosée. Homosexuelle. Coincée… N’en jetez plus! Depuis que Sophie Fontanel a écrit avoir arrêté le sexe de son plein gré, on lui sert en boucle cette litanie. Est-elle vraiment surprise par la violence des réactions suscitées par son dernier livre? Sophie Fontanel connaît mieux que personne les règles d’un jeu médiatique qui peut devenir cruel. Elle a signé ses premiers articles dans Le Monde et Le Matin de Paris, a été de l’aventure de Nulle Part Ailleurs sur Canal +. Ses chroniques hebdomadaires dans le magazine Elle font régulièrement l’événement. Elle a déjà signé une dizaine de livres très inspirés de sa vie. Mais cette fois, l’écrivaine s’est dévoilée au plus intime, délaissant l’humour anonyme de son double, Fonelle, qui protège des blessures. On ne convie pas impunément le monde entier au balcon de sa vie sexuelle. Même, et surtout, s’il n’y a rien à voir.

    Chemise blanche sous le pull noir couture, celle qui est aussi chroniqueuse de mode, – présence garantie à tous les défilés de la Fashion Week –, résiste bravement sous le feu des étiquettes définitives qu’on s’acharne à lui coller. “Vous êtes le symbole des renonçants sexuels”, lui balance un journaliste de France Inter, à une heure où les auditeurs se comptent par centaines de milliers. La grande brune distinguée accuse le coup discrètement. Le sourire s’éteint brièvement, une jambe fine gigote sous la table du studio. Elle tente de rappeler que son roman est tout en subtilités, que le manque exacerbe la sensualité. Jingle. Retour micro. “Au fond, vous détestez les hommes.” Re-jingle.

    Un ton léger et triste

    Plus tard, en interview pour la presse écrite : “Vous vous êtes ralliée à la morale catholique d’un autre siècle”, assène une journaliste italienne. “Cela devient un tourbillon : masturbation, jouissance, hyperérotisation, sex toys, impuissance…” Et puis il y a ses lecteurs, nombreux et pas forcément légers à porter, qui se confient à elle. Sur son blog, sur Facebook, dans des lettres envoyées à sa maison d’édition, ils la félicitent de porter ainsi leur voix. Et peut-être leur croix d’abstinents sexuels. À durée déterminée ou à jamais. Un sort choisi ou subi qui serait, selon elle, “la pire insubordination de notre époque”. On commence à la croire.

    “Je ne pouvais plus supporter qu’on me prenne et qu’on me secoue.” Sophie Fontanel en est donc venue à s’abstenir “pendant une période assez longue”, qu’elle refuse d’évaluer précisément. Le ton est à la fois triste et léger, impudique et délicat. Jamais vulgaire. Elle y tient, on la comprend. “Quand elle m’a parlé de son projet, je lui ai tout de suite dit que c’était un bon sujet”, raconte son éditrice, Nicole Lattès. “Je lui ai dit : ‘Tu y vas absolument.’ Ça pouvait devenir banal et plat. J’ai été épatée. Elle a une audace et une justesse à la fois.”

    Un tabou brisé

    Mais fallait-il choisir de l’écrire à la première personne du singulier, quitte à jeter sa vie en pâture? “Je ne me serais pas sentie courageuse autrement.” Voilà quelques mois, à la lecture du manuscrit, les premiers signaux d’alarme se sont mis à clignoter, du côté des amis. L’une des plus proches, Véronique Philipponnat, rédactrice en chef à Elle : “Le sujet m’a un peu effrayée pour elle. Je la sais fragile. J’avais peur de la violence des questions.” Inès de la Fressange, autre amie qui compte, celle des vacances en Provence et des dîners au Flore avec Sharon Stone, s’agace du déferlement. “Aujourd’hui, on a l’impression que tout le monde ne fait que s’envoyer en l’air. Sophie a osé dire que le sexe peut ne pas satisfaire pleinement, qu’une période d’abstinence peut faire du bien. C’est inouï de voir à quel point cela dérange les gens.”

    Sophie Fontanel aurait brisé un tabou. “J’étais simplement découragée par la nullité de certaines relations sexuelles.” Elle a laissé le plaisir sexuel en jachère, espérant, au bout de son hiver, faire renaître un désir fané. “Les témoignages que je reçois me disent que beaucoup d’entre nous, hommes ou femmes, vivent une sexualité aberrante, où ils laissent faire des choses dont ils ne veulent pas.” Un ange passe. Les mauvais souvenirs avec.

    Qui se cache derrière cette grande femme drôle et distinguée, mondaine, même si elle déteste ce mot, exposée et pudique, décourageant toute question précise sur sa vie intime. Elle a grandi dans le 16e arrondissement. Son père est issu de la haute bourgeoisie, “représentant de commerce dans les peluches et les déguisements de Zorro”. Une figure fantasque et distraite, trop tôt éteinte, qu’elle a croqué en 1995 dans son premier roman, Sacré Paul! L’an dernier, dans Grandir, elle parlait de sa mère adorée, vieillissante et malade mais que l’humour n’a jamais quittée (“Ne prie pas pour moi, tu vas me faire repérer.”) Ancienne petite main chez Hermès, maman Fontanel est d’origine arménienne. “Ma grand-mère est née dans un camp de réfugiés à Corfou.”

    “A la fois frivole et secrète”

    Dans les valises intimes de la grande Sophie tellement à l’aise dans les défilés de mode, les vernissages branchés et les dîners en ville, il y a le vernis social des grands bourgeois, les fractures de l’exil et le sens de l’ascension sociale. “Elle est à la fois frivole et secrète. Son côté extravagant masque un fond introverti, nourri de littérature et de cinéma”, raconte Isabelle Nataf, une amie de lycée aujourd’hui journaliste au Figaro.

    Sophie Fontanel roule en Smart noire, scrute les looks des passants en entomologiste, hante Prada et H&M pour être bien sûre de ne rien perdre de l’air du temps, et éprouve autant de joie à dénicher un impeccable pantalon cigarette à 14,95 euros qu’une paire de chaussures créateur en édition limitée, donc hors de prix. Elle habite rive gauche, bien sûr, à deux pas du Bon Marché et de Colette. Un appartement simple et clair, bien rangé, où la moquette blanche immaculée témoigne qu’elle n’a pas d’enfants. Il y a des sacs Prada et Chanel posés dans l’entrée, à côté de la cuisine qui n’a pas l’air de servir souvent. Le canapé est confortable, c’est bien pour discuter des heures avec les copines. Des hommes, bien sûr. Ceux qu’on n’a pas et qu’on rêve d’avoir. Ceux qui nous veulent mais dont on ne veut pas.

    Et un beau jour, cette femme brillante et élégante, à qui tout semble réussir, a avoué qu’elle ne faisait plus l’amour. Elle sait bien, au fond, que beaucoup préfèrent l’imaginer dansant au Baron, au sortir de défilés de mode où elle se serait fait draguer par de jeunes mannequins hétérosexuels. Oui, mais voilà, Sophie Fontanel a une vraie vie. Et dans la vraie vie, elle continue de rêver. Il y a quelques jours, dans sa rue, elle a vu un bel homme ouvrir grand les bras. “Une femme pressait le pas vers lui. Il a refermé ses bras sur elle.” Elle sirote son café, pensive. “Quelle veinarde!”

  3. shinichi says:

    For a period of my life, from my 27th to my 39th years, I slept alone: I had no sex. I wasn’t unhappy. Or frustrated. In fact, I found no sex preferable to disappointing sex.

    Just before giving up, I had a boyfriend. He often said that we were happy sexually, but frankly he was blind to my unhappiness. So that winter, I went skiing without him.

    Alone in all that sun and snow, absorbing energy from the sky and mountains, I let my body breathe quietly. The freedom and whiteness of the snow and mountains produced a kind of ecstasy. And the special pleasure I found skiing in this paradise made me think about the possibilities of my body, my sensuality. And I asked myself, “Sophie, is your sexual life so very stimulating, actually?” And my answer was, “No.” I realized that even when I took pleasure, I was not ecstatic with my sexual life. In fact, I seemed to be going through the motions of lovemaking because, I thought, that’s what everybody did. I decided to take a break, to recover a true desire.

    And what a break! Twelve years!

    It was so easy to stop.

    At the beginning, I kept the fact that I had given up sex a secret, and nobody around me could guess how untouched I was. I knew perfectly well that people accept all kinds of sexual behaviors, just so long as you are doing something with your body.

    Are you single, married, engaged, “it’s complicated”? Are you straight, gay, a lesbian? All of these categories suggest sexual activity, which somehow reassures us. You are doing something.

    But I don’t think that’s our true life and rhythm. We are not machines. Nothing is so tidy about our sex lives. We are very alone in how we dream. We are not making love as easily as we boast we are. And when we are making love, it is not always enjoyable.

    We are liars, poor liars trying to mystify one another. Perhaps French people are especially big liars. At the very least, we are full of contradictions. If you visit Paris, you will notice that we are very thin, even if we are the country of bread and cheese. We are also very sexy, but maybe it’s only a show to save our reputation.

    By giving up sex, I abandoned all this pretense. During the 12 years I didn’t have sex, I learned so much. About my body, the role of art in eroticism, the power of dreams, the softness of clothes, the refuge and the importance of elegance. That I can take more pleasure while watching Robert Redford shampooing Meryl Streep’s hair in “Out of Africa” than being in a bed with a man. Sometimes I took pleasure just by staring at men’s necks. Sometimes, just by listening to a voice. It was libido, trust me. It was desire. But society doesn’t recognize this kind of felicity. It’s too much! I’ve learned that most people mainly want to prove that they are sexually functioning, and that’s all. Strangely, people are ashamed to admit that they are alone in their beds, which I discovered is a huge pleasure.

    Even the pleasure you can give to yourself (everyone asked me about masturbation) is a paradise. Alone, you are so completely free. Your imagination can sleep with who you want, even Cary Grant! He was one of my lovers, actually.

    As I wrote about my experiences, I thought a lot about privacy. I realized privacy is not about what you are doing so much as about what you are not doing. Privacy is that which you can hide — which, in our modern society, is not much. Sexuality is completely on display. Around me, children know about their parents’ sexuality; parents know about children’s sexuality. Where is the treasure of silence, of things not shown? Where is the mystery? Our openness is a good thing, for many reasons (of course!), but it has made indiscretion the norm. Everywhere, the question of “Who are you?” is answered with an explanation of sex. This is silly. We’re more than that. We’re poetry, we are floating creatures, sometimes happy sexually, and sometimes in a desert, even as we share our lives with someone.

    I believe that a desert is sometimes necessary. Sometimes, it is what your soul and your body need. A rest. To dream instead of do. And believe me, when the body really wants the skin of someone else, it knows perfectly how to behave. You will look into someone’s eyes, and nature will take over. No matter how old you are. No matter wrinkles, or norms.

    Finally, I’ve met someone. Not a long story, but a very important one. I’ve met a man who is not afraid of my long years of solitude and is perhaps heated and reassured by my honesty and what he calls my “exciting expectations.” Who could ask for more?

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