Frédéric Beigbeder

Frédéric-BeigbederMa vie est un désastre, mais personne ne le voit car je suis très poli : je souris tout le temps. Je souris parce que je pense que si l’on cache sa souffrance elle disparaît. Et dans un sens, c’est vrai : elle est invisible donc elle n’existe pas, puisque nous vivons dans le monde du visible, du vérifiable, du matériel. Ma douleur n’est pas matérielle ; elle est occultée. Je suis un négationniste de moi-même.


This entry was posted in life. Bookmark the permalink.

2 Responses to Frédéric Beigbeder

  1. shinichi says:

    When you sleep with women right and left, they all merge into one. And the only things that change are the name, skin, face, height and voice. Length of hair, breast volume and underwear color that varies. But you repeat to her rehearsed phrases doing the same things, committing a similar motion in the prescribed manner: “You smell good … Move over closer more … I am afraid … I want your lips … let me, quickly, I can not … oh, thank you Lord what luck … I really like you … I think this is a dream … we will do this all night, all my life … “Jabber the same thing every night with different girls with a fascinated child gaze, which deploys a gift. Changes lead to recurrence. Paradoxically, the novelty arises only by being faithful to one woman. Don Juan had lack of imagination. Casanova assumed multifunctionality, but he was just lazy. Because, no matter how often you change women, you are still the same guy, a champion of the path of least resistance. To be faithful, must have talent…

  2. shinichi says:

    L’amour est un combat perdu d’avance.
    Love is a battle lost before even begun.

    The truth is always a disappointment, which is why everybody lies.

    L’amour est une catastrophe magnifique : savoir que l’on fonce dans un mur, et accélérer quand même.

    Happiness is a lot more frightening than depression.

    Être seul est devenu une maladie honteuse. Pourquoi tout le monde fuit-il la solitude? Parce qu’elle oblige à penser. De nos jours, Descartes n’écrirait plus: “Je pense donc je suis.” Il dirait: “Je suis seul donc je pense.” Personne ne veut la solitude, car elle laisse trop de temps pour réfléchir. Or plus on pense, plus on est intelligent, donc plus on est triste.

    L’amour le plus fort est celui qui n’est pas partagé. J’aurais préféré ne jamais le savoir, mais telle est la vérité: il n’y a rien de pire que d’aimer quelqu’un qui ne vous aime pas – et en même temps c’est la chose la plus belle qui me soit jamais arrivée. Aimer quelqu’un qui vous aime aussi, c’est du narcissisme. Aimer quelqu’un qui ne vous aime pas,ça, c’est de l’amour.

    Tu connais la différence entre l’amour et l’herpès ? L’herpès dure toute la vie.

    La vie est humiliante de simplicité : on fait tout pour échapper à ses parents, et puis on devient eux.

    Tout s’achète : l’amour, l’art, la planète Terre, vous, moi.

    Longtemps, mon seul but dans la vie était de m’autodétruire. Puis, une fois, j’ai eu envie de bonheur. C’est terrible, j’ai honte, pardonnez-moi : un jour, j’ai eu cette vulgaire tentation d’être heureux. Ce que j’ai appris depuis, c’est que c’était la meilleure manière de me détruire.

    On dit souvent qu’il faut sauver les apparences. Moi je dis qu’il faut les assassiner car c’est le seul moyen d’être sauvé.

    Après trois ans, un couple doit se quitter, se suicider, ou faire des enfants, ce qui sont trois façons d’entériner sa fin.

    L’amour est une catastrophe magnifique: savoir que l’on fonce dans un mur et accélérer quand même; courir à sa perte, le sourire aux lèvres; attendre avec curiosité le moment où cela va foirer. L’amour est la seule déception programmée, le seul malheur prévisible dont on redemande.

    Car l’amour ce n’est pas seulement: souffrir ou faire souffrir. Cela peut aussi être les deux.

Leave a Reply

Your email address will not be published.