Luiz Pereira da Silva

Le football est global et social. En 2018, la Coupe du monde, sa plus haute expression, peut être vue comme une bonne réponse aux tendances protectionnistes, nationalistes et de repli sur soi, en cette période de remise en cause du multilatéralisme et de la coopération entre nations.
Aucun dirigeant, aussi fin démagogue soit-il, ne pourra convaincre un gamin d’un bidonville, d’une favela ou d’une banlieue que, pour mieux protéger son avenir, il est souhaitable de restreindre ses ambitions footballistiques à son seul pays. Les gamins savent bien que se mesurer aux meilleurs du monde constitue le véritable ascenseur social. C’est ainsi qu’ils pourront prouver leur vraie valeur.
Le football est aussi une forme de multilatéralisme : tout le monde joue le même jeu en acceptant et respectant 17 règles très simples. Parfois on gagne, et parfois on perd. Mais c’est sur le même terrain, avec le même ballon rond, avec 11 joueurs de chaque côté. Le respect des règles est transparent. Il y a finalement un arbitrage mutuellement consenti qui est là pour immédiatement sanctionner les fautes. Règles simples et gouvernance juste : n’est-ce pas là le principe d’un vrai multilatéralisme ?

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2 Responses to Luiz Pereira da Silva

  1. shinichi says:

    Le football, « une bonne réponse aux tendances protectionnistes et nationalistes »

    Avec ses règles, son arbitrage et son organisation qui régulent la compétition, le Mondial est l’expression la plus haute des valeurs de l’échange, observe Luiz Pereira da Silva, haut fonctionnaire international, dans une tribune au « Monde ».

    par Luiz Pereira da Silva

    Le Monde

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/07/11/le-football-est-une-bonne-reponse-aux-tendances-protectionnistes-nationalistes-et-de-repli-sur-soi_5329852_3232.html

    Tribune. Le football est global et social. En 2018, la Coupe du monde, sa plus haute expression, peut être vue comme une bonne réponse aux tendances protectionnistes, nationalistes et de repli sur soi, en cette période de remise en cause du multilatéralisme et de la coopération entre nations.

    Aucun dirigeant, aussi fin démagogue soit-il, ne pourra convaincre un gamin d’un bidonville, d’une favela ou d’une banlieue que, pour mieux protéger son avenir, il est souhaitable de restreindre ses ambitions footballistiques à son seul pays. Les gamins savent bien que se mesurer aux meilleurs du monde constitue le véritable ascenseur social. C’est ainsi qu’ils pourront prouver leur vraie valeur.

    Le football est aussi une forme de multilatéralisme : tout le monde joue le même jeu en acceptant et respectant 17 règles très simples. Parfois on gagne, et parfois on perd. Mais c’est sur le même terrain, avec le même ballon rond, avec 11 joueurs de chaque côté. Le respect des règles est transparent. Il y a finalement un arbitrage mutuellement consenti qui est là pour immédiatement sanctionner les fautes. Règles simples et gouvernance juste : n’est-ce pas là le principe d’un vrai multilatéralisme ?

    Et l’effort paie. Derrière un succès en Coupe du monde, il y a des centres de formation et des années de travail avec les jeunes pour inculquer un esprit d’équipe, où les stars doivent se plier à la discipline du groupe. Avec du travail sérieux et de la persévérance, un peu de génie individuel et un peu de chance.

    Si on perd un Mondial, on peut réfléchir à ses faiblesses, réévaluer sa tactique et revenir la fois d’après. Si on gagne, il y a inévitablement une remise en cause de la stratégie dominante. N’est-ce pas là le stimulant que le multilatéralisme doit susciter ?

    Se croire imbattable

    Bien entendu, la financiarisation du football et la corruption ont créé des bulles et des exagérations. Avec beaucoup d’argent, parfois obscur,…

  2. shinichi says:

    (sk)

    W杯はそんなにいいものだろうか。

    いびつなナショナリズム。剥き出しの商業主義。

    4年後には中国とアメリカが参加し、とてつもなく大きなビジネスになる。

    そんなW杯に、美しいサッカーを望んではいけない。

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