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FrancsSuissesChacun devrait recevoir en Suisse quelque 2500 francs par mois, qu’il travaille ou non. L’idée d’un revenu de base inconditionnel est défendue via une initiative populaire. Les partisans de ce nouveau concept social ont présenté jeudi leurs arguments.
Chaque personne, active ou non, vivant légalement en Suisse devrait toucher une certaine somme, qu’elle soit riche ou pauvre, en santé ou malade, qu’elle vive seule ou en communauté. Il s’agit de donner la possibilité à tout le monde de s’engager comme il l’entend, dans le social ou dans la culture par exemple, a expliqué devant la presse l’une des initiantes, Ursula Piffaretti.
Pour le comité d’initiative, qui compte notamment l’ancien vice- chancelier de la Confédération Oswald Sigg, il faut casser le dogme qui fait rimer actuellement revenu et travail. De nombreuses tâches, comme les travaux ménagers, ne sont d’ailleurs actuellement pas rémunérées.

2 thoughts on “afp/Newsnet

  1. shinichi Post author

    Une initiative veut un revenu de 2500 francs pour tous

    Une initiative populaire réclame un revenu minimal de 2500 francs par mois pour chaque personne, active ou non, vivant légalement en Suisse.

    (afp/Newsnet)

    http://www.24heures.ch/suisse/initiative-veut-revenu-2500-francs/story/13954550

    Chacun devrait recevoir en Suisse quelque 2500 francs par mois, qu’il travaille ou non. L’idée d’un revenu de base inconditionnel est défendue via une initiative populaire. Les partisans de ce nouveau concept social ont présenté jeudi leurs arguments.

    Chaque personne, active ou non, vivant légalement en Suisse devrait toucher une certaine somme, qu’elle soit riche ou pauvre, en santé ou malade, qu’elle vive seule ou en communauté. Il s’agit de donner la possibilité à tout le monde de s’engager comme il l’entend, dans le social ou dans la culture par exemple, a expliqué devant la presse l’une des initiantes, Ursula Piffaretti.

    Pour le comité d’initiative, qui compte notamment l’ancien vice- chancelier de la Confédération Oswald Sigg, il faut casser le dogme qui fait rimer actuellement revenu et travail. De nombreuses tâches, comme les travaux ménagers, ne sont d’ailleurs actuellement pas rémunérées.

    Détails à régler

    Cette nouvelle forme de solidarité doit permettre de réduire l’angoisse de la population de joindre les deux bouts ainsi que la pression malsaine du rendement et de la productivité. Sans pour autant décourager les gens à mener une activité rémunérée ou couper dans les prestations sociales.

    Aucun montant exact n’est fixé dans l’initiative ni aucun mode de financement. Il est seulement précisé que la somme doit permettre de mener une existence digne et de participer à la vie publique. La formulation est restée générale à dessein, selon Oswald Sigg, car il s’agit d’abord de se poser la question d’un changement de système. Le Parlement pourra régler ensuite les détails dans la loi.

    625 francs par enfant

    Les initiants, qui affichent leur indépendance aussi bien face aux partis qu’à l’économie, n’en ont pas moins élaboré des modèles plus ou moins concrets. Un revenu de 2500 francs par mois est ainsi mentionné pour les adultes et de 625 francs pour les moins de 18 ans. «Cela pourra être plus ou moins», selon l’écrivain schaffhousois Christian Müller.

    La personne qui dispose actuellement d’un revenu moindre y gagnera. Pour les autres rien ne changera, sinon sur la forme. Au lieu d’un salaire de 6000 francs, on recevrait ainsi un revenu de base de 2500 francs plus un salaire de 3500 francs.

    Financement

    Ce changement de système est tout à fait finançable, selon le comité. Les coûts sont estimés à quelque 200 milliards. Sur cette somme, 70 milliards seraient puisées dans les quelques 140 milliards de prestations actuellement versées. Avec à la clé des économies réalisées grâce à la simplification du système (moins de contrôle et de bureaucratie).

    Cela ne signifie pas pour autant la disparition totale de l’aide sociale, de l’assurance chômage ou de l’assurance invalidité. Seule la part actuellement supérieure à 2500 francs par mois continuerait d’être distribuée via les assurances sociales existantes, selon Christian Müller.

    Quelque 128 milliards pourraient quant à eux être trouvés dans les économies réalisées sur les coûts salariaux. Cette contribution serait reversée via l’impôt. Les initiants évoquent en premier la TVA, qui pourrait aussi être revue de manière plus écologique.

    Une taxe sur les transactions financières ou un impôt sur les successions sont aussi évoqués. Le mécanisme reste encore à trouver.

    Critiques à gauche

    Pour Oswald Sigg, il faut concevoir le revenu de base comme l’AVS en tant qu’assurance sociale ou de solidarité. Les riches paieront davantage que les pauvres mais tout le monde est assuré d’un revenu fixe à la fin.

    L’idée d’un revenu de base a déjà été lancée à plusieurs reprises, mais sans succès. A gauche, des voix ont critiqué un système trop compliqué et des menaces sur les salaires et les prestations.

    Ces personnes préfèrent miser sur des salaires minimaux. Une initiative populaire de l’Union syndicale suisse vient d’aboutir. Ses requêtes équivaudraient à un salaire mensuel de 4000 francs pour 42 heures de travail hebdomadaires.

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  2. shinichi Post author

    Les Suisses voteront probablement sur un revenu de base pour tous

    par Gerard Karageorgis

    http://sans-langue-de-bois.eklablog.fr/un-revenu-de-base-pour-tous-il-y-a-des-avancees-considerables-a91155967

    Les Suisses vont voter sur le principe d’une allocation de base, appelée «Revenu de base inconditionnel» (RBI) de 2500 francs suisses par mois (2080 euros) pour tous, sans condition ni contrepartie, selon une initiative populaire qui a réuni les 100 000 signatures requises à cet effet.

    L’exemple nous viendra-t-il de la Suisse, qui ne fait pas pousser que des banquiers véreux ?

    A l’heure où les politiques publiques sont de plus en plus dures vis-à-vis de l’Etat “Social”, apparaissant complètement soumises aux diktats de l’idéologie néolibérale, il peut sembler utopique, voire naïf, de simplement évoquer l’idée du revenu de base pour tous dès la naissance et cumulable avec un autre revenu.

    La commission européenne vient même d’accepter le lancement de la collecte de signatures pour demander aux institutions d’étudier l’option d’un revenu de base européen.

    L’initiative sur le revenu de base inconditionnel connaît un franc succès. En une année, les initiants ont déjà récolté plus de 103’000 signatures, ce qui devrait conduire le texte devant le peuple.

    Selon le journal Le Matin Dimanche, il s’agit d’une «des initiatives les plus décoiffantes jamais présentées» au vote des Suisses.

    Le système de démocratie directe en vigueur en Suisse permet à tout un chacun de récolter 100 000 signatures sur un texte, appelé initiative, et de le soumettre ensuite au vote de l’ensemble de la population fédérale.

    Si le texte est adopté, les autorités politiques ont l’obligation de le mettre en oeuvre, sur la base du principe que le peuple est souverain en Suisse.

    En l’occurrence, cette initiative a été déposée par 3 comités, et s’inspirent des thèses de l’utopiste français Charles Fourier (1772-1837).

    Pour les comités, le Revenu de base inconditionnel remplace le filet de la sécurité sociale, et «supprime les contrôles avilissants» auxquels doivent se soumettre les bénéficiaires d’allocations sociales, selon les mots de Bernard Jörimann, président du comité B.I.E.N. – Suisse, à l’origine de l’initiative.

    Selon un ancien chancelier de la Confédération helvétique, Oswald Sigg, membre du Parti socialiste, «le RBI permet aux salariés de discuter d’égal à égal avec des employeurs, ils ne sont plus obligés d’accepter n’importe quelle tâche pour des raisons purement financières, mais choisissent celle qu’ils ont envie de faire».

    Les syndicats ont d’ores et déjà fait part de leur opposition à ce texte, qui «risque de détériorer la situation des bas et moyens revenus». «Les salariés devront continuer à travailler 40 heures par semaine, mais pour un salaire nettement inférieur», estime Thomas Zimmermmann, porte-parole de l’Union syndicale suisse.

    Selon Myret Zaki, rédactrice en chef adjointe de la revue suisse Bilan, «il s’agit d’un projet dogmatique qui crée une mentalité de rentier».

    Le projet prévoit une rente de 2 500 CHF par adulte et 1000 CHF par enfant, soit 7000 CHF (5800 euros) par mois pour une famille avec 2 enfants.

    Après le dépôt des 100 000 signatures auprès des autorités fédérales, il s’écoule en moyenne plus de 2 ans jusqu’à l’organisation du vote.

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