AP


Mercredi 11 mars 2020, les forces de sécurité grecques utilisent des gaz lacrymogènes contre des migrants à la frontière turco-grecque, à Pazarkule.

This entry was posted in globe. Bookmark the permalink.

1 Response to AP

  1. shinichi says:

    En Grèce, les refoulements de migrants à la frontière indignent les ONG

    Athènes nie les révélations du « New York Times » sur l’existence à la frontière gréco-turque d’un centre secret de détention de migrants, avant leur renvoi en Turquie.

    par Marina Rafenberg

    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/03/13/en-grece-les-refoulements-de-migrants-a-la-frontiere-indignent-les-ong_6033015_3210.html

    « Six hommes portaient des uniformes bleus, mais vingt autres avaient le visage couvert. (…) Ils ne nous ont pas emmenés dans un commissariat, nous étions cachés de 11 heures à 19 heures dans un lieu inconnu. (…) A la nuit tombée, ils nous ont mis dans un van et nous ont transportés jusqu’à la rivière. Ils ont pris nos vêtements, (…) et nous ont renvoyés en Turquie sur des bateaux qu’ils pilotaient eux-mêmes », confie A. K., un Syrien de 29 ans, aux ONG grecques Arsis, HumanRights360 et le Greek Council for Refugee.

    En décembre 2018, ces associations de défense des droits des migrants ont publié un rapport avec 39 témoignages de personnes affirmant avoir été refoulées violemment par les autorités grecques vers la Turquie. Selon Maria Paraskevas, expert juridique pour HumanRights360 :

    « C’est un secret de polichinelle que des centres informels existent dans l’Evros pour expulser rapidement les migrants vers la Turquie. Les témoignages que nous avons rassemblés montrent, dans une grande majorité des cas, que les réfugiés ont été détenus dans des caves, des fermes, des lieux qui n’étaient pas des centres de détention. Ils n’avaient pas accès à des avocats, étaient laissés sans nourriture pendant des heures… »

    Mercredi, le New York Times a révélé l’existence d’un centre « secret » près du village de Poros, après avoir interviewé un Syrien renvoyé en Turquie qui explique y avoir été incarcéré. Forensic Architecture, un groupe de recherche de l’Université de Londres qui utilise l’analyse architecturale (la prise en compte des bâtiments et de l’environnement sur des photos ou vidéos) et des images satellites, avait recueilli, en novembre 2019, les témoignages de migrants permettant également de situer ce centre d’expulsion informel.

    Malgré les témoignages, Athènes dément

    Le porte-parole du gouvernement grec, Stelios Petsas, a vigoureusement nié l’information du New York Times : « Il n’y a pas de centre de détention secret en Grèce. Tout ce qui concerne la surveillance des frontières, ou impliquant la sécurité, est transparent. » Malgré les nombreux témoignages recueillis par les défenseurs des droits de l’homme et les enquêtes journalistiques, Athènes dément depuis des années renvoyer en Turquie les réfugiés interpellés.

    Selon le gouvernement, dans l’Evros, du 29 février au 11 mars, 348 personnes ont été arrêtées et 44 350 autres empêchées de rentrer sur le territoire grec. Où sont-elles emmenées une fois interpellées alors que les centres de détention et les commissariats sont déjà pleins ? Comment les migrants ont-ils été « empêchés » de traverser la frontière ? Le ministre des migrations, les policiers et les militaires de la région ont tous refusé de répondre avec précision à ces interrogations.

Leave a Reply

Your email address will not be published.