Category Archives: reading

角田陽一郎

僕ら読書好きの多くは「本を読むと楽しいですよ、人生が変わるきっかけになりますよ」「直接できない体験や、会えない場所や時代の人とアクセスすることができるんですよ」と、本を読まない人に伝えたことがあると思います。
でも、本を読まない人には、それ以前の問題なのです。読書のよさをいくら言われても、本自体にアクセスすることが面倒なのです。つらいし、時間がかかるし、楽しくないし、よくわからないし、不便だから。
つまり、旅好きな人に「海外旅行は楽しいですよ」と言われても、成田空港に行くのが面倒だからという理由で行かないような。
「いや、角田さんの言っていることは、なんとなくわかりますよ。海外旅行は楽しいんですよね。でも、成田空港って遠いじゃないですか? いちいち成田まで行くの、つらいし、時間かかるし、楽しくないし、よくわからないし、不便じゃないですか。なんでそうまでして、わざわざ海外に行かなきゃいけないんですか?」
こういう感じで、海外に行く前に、そもそも空港に行く前で、彼らは読書を敬遠しているのでした。

熊代亨

私も含めた、大半の人が「5行以上の長文が読めない状態」に陥りやすい社会状況にあるとして。
それなら、世の中のほとんどの人より忙しくて、もっとたくさん読まなければならなくて、もっと責任の重い人々はいったいどうやって「5行以上の長文が読める状態」を維持しているのだろうか。
たとえば国会議員は、世の中のほとんどの人より忙しく、責任も重い。
そうしたなかで、政策に関わるために膨大な資料を読まなければならないし、社会動向についても該博な知識を期待されている。
もちろん国会議員は官僚やブレーンが作る資料に助けられているだろう。
それでも短時間で大量の文章や情報に目をとおし、判断を下さなければならないわけだから、たとえ官僚やブレーンの助けを借りられたとしても、たとえ本人の読み書き能力自体がハイレベルでも、「5行以上の長文が読めない状態」を免れることはなかなか難しいように思う。
ニュースキャスターや分刻みのスケジュールで生きているタレントたちもそうだ。
彼らは皆、人前で適切に発言できるよう期待されている一方で、短い可処分時間でより多くの情報に向き合わなければならない。
そういう人たちはどうやって「5行以上の長文が読めない状態」を免れているのだろうか。
それとも本当は「5行以上の長文が読めない状態」が頻発しているけれども隠しているだけなのだろうか。
それとも……。
あまり考えたくはないのだけど、本当はエリートたちも「5行以上の長文が読めない状態」のなかで、つまり「インターネットが馬鹿になっていく」のと同じ状況のなかで諸決断を下し、それで政治や運営が動いていたりするものなのだろうか。
いやまさか!
それではまるで、高度情報化社会とはその複雑さと情報の氾濫によって国の頭からつま先まで、いわばみんな馬鹿ばかりになってしまう社会ということではないか。
だけどもしそうだったらすごく嫌だな……とNHKの7時のニュースを見ながら、ふと思った。

Morris Freedman

For several years now I’ve been reading fewer books, from start to finish, that is. Not that my reading has diminished. If anything, I’m reading more now, more words certainly, every day, every week, daily and Sunday newspapers, weeklies, fortnightlies, monthlies, book reviews, quarterlies, portions of books, encyclopedia articles, professional publications, computer manuals and magazines, student papers. I used to spend much of my time reading books in their entirety, for pleasure, study, and work: fiction, plays, poetry, essays, criticism, biography, scholarship, reportage, reference sources.
I’m not alone in this shift. There must be millions by now who have all but abandoned books to keep up with breaking and broken news, speculation about news to come, and with their professions, hobbies, and daily living. Newsstands and periodical rooms in libraries today carry dozens of titles on recreation, cooking, finance, remodelling, gardening, home furnishing, politics, computers, consumer products, sports, cars, publishing, photography, new art, games, show business, fashion, architecture, gender concerns, raising children, old age, adolescence, pets, weddings and marriage. Some may consist of pictures mainly; others are made up of dense text with recondite vocabulary and allusions. They appeal to cherished interests and all sorts of private skills and preoccupations.

李箱

あの男のお母さんの顔は醜いに違ひないけれどもあの男のお父さんの顔は美しいに違ひないと云ふのはあの男のお父さんは元元金持だつたのをあの男のお母さんをもらつてから急に貧乏になつたに違ひないと思はれるからであるが本当に子供と云ふものはお父さんよりもお母さんによく似ていると云ふことは何も顔のことではなく性行のことであるがあの男の顔を見るとあの男は生れてから一体笑つたことがあるのかと思はれる位気味の悪い顔であることから云つてあの男は生れてから一度も笑つたことがなかつたばかりでなく泣いたこともなかつた様に思はれるからもつともつと気味の悪い顔であるのは即ちあの男はあの男のお母さんの顔ばかり見て育つたものだからさうであるはづだと思つてもあの男のお父さんは笑つたりしたことには違ひないはづであるのに一体子供と云ふものはよくなんでもまねる性質があるにもかゝはらずあの男がすこしも笑ふことを知らない様な顔ばかりしてゐるのから見るとあの男のお父さんは海外に放浪してあの男が一人前のあの男になつてもそれでもまだまだ帰つて来なかつたに違ひないと思はれるから又それぢやあの男のお母さんは一体どうしてその日その日を食つて来たかと云ふことが問題になることは勿論だが何はとれもあれあの男のお母さんはひもじかつたに違ひないからひもじい顔をしたに違ひないが可愛い一人のせがれのことだからあの男だけはなんとかしてでもひもじくない様にして育て上げたに違ひないけれども何しろ子供と云ふものはお母さんを一番頼りにしてゐるからお母さんの顔ばかりを見てあれが本当にあたりまへの顔だなと思ひこんでしまつてお母さんの顔ばかりを一生懸命にまねたに違ひないのでそれが今は口に金歯を入れた身分と時分とになつてももうどうすることも出来ない程固まつてしまつているのではないかと思はれるのは無理もないことだがそれにしてもつやつやした髪のけのしたになぜあの気味の悪いひもじい顔はあるか。

フェルナンド・ペソア

‏私は読書ほどの歓びを知らないが、ほとんど本を読まない。
本というのは夢への導入だ。でも、日常ごく自然に夢と交わることができる人間にとって、そんな導入は必要ない。

Zat Rana

When you think of reading as this conversation — a deeper interaction — between self and other, you are also able to close that gap between your sense of self and that other, enabling a connection that transcends the boundaries of space and time. It’s why I can feel affection and warmth for people I have never met or am likely meet. It’s also why books can often have a more significant impact on a child the parents who raised them, the teachers who taught them, the friends that shared their time with them.

Melissa Chu

Reading is dead.
The nature of books has evolved. Society and technology have changed. Forcibly, our approach to reading has taken on new forms to accommodate a different way of life.
The question is: For better or worse?
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Ideally, we would be able to read uninterrupted for hours at a time, under soft lighting, and free of all distractions. Unfortunately, most of us don’t have that luxury on a daily basis.

Caroline Fourest

La laïcité passionne, soude et parfois déchire. On en débat aux terrasses des cafés en sang, au cœur de salles de rédaction sous haute protection, sur le pavé des rues menacées de tous les continents, dans toutes les familles, de toutes les religions. Comment pourrait-il en être autrement ?
**
Dans notre époque toujours troublée, ce livre choisit de célébrer plutôt, sans l’y opposer, le génie de la laïcité. Seule lumière réellement capable de nous éloigner de l’obscurité.

岸政彦

Kishiどんな人でもいろいろな「語り」をその内側に持っていて、その平凡さや普通さ、その「何事もなさ」に触れるだけで、胸をかきむしられるような気持ちになる。梅田の繁華街ですれちがう厖大な数の人びとが、それぞれに「何事もない、普通の」物語を生きている。

小石も、ブログも、犬の死も、すぐに私の解釈や理解をすり抜けてしまう。それらはただそこにある。・・・ 社会学者としては失格かもしれないが、いつかそうした「分析できないもの」ばかりを集めた本を書きたいと思っていた。


Eric Chevillard

Normalement, on cède. On se laisse faire. Au reste, toute résistance ­serait vaine. Grâce à la puissance impérieuse d’une écriture qui réordonne le monde ou au jeu des ressorts et des pistons d’une intrigue romanesque qui nous happe et nous emporte, personnage parmi les personnages, le livre nous impose sa loi. Nous n’avons pas grand-chose à lui opposer, nous consentons à cette emprise, jouissant même de cette forme nouvelle que prend notre existence soumise à une autre fatalité.
Certaines fois, pourtant, nous décrochons. Lorsque le texte est trop médiocre ou trop lâche pour nous retenir ou quand notre esprit préoccupé, fatigué, épouse son rythme à contretemps. Alors l’œil roule en zigzag sur la page, bute sur un mot ou une phrase qui vont nourrir encore notre rêverie, relancer notre rumination. Ce livre n’a plus d’auteur, plus de sens. Une main s’agite hors de ce flot d’encre et nous la saisissons par réflexe, comme nous identifions d’autres débris d’humanité, des objets flottant à sa surface, mais le naufrage est accompli et nous serons comptés parmi les noyés. Lecture distraite, en piqué, sans lien, qui est une autre expérience du livre, en somme, dont l’auteur seul pourra se vexer.

三島由紀夫

「僕の思念、僕の思想、そんなものはありえないんだ。言葉によつて表現されたものは、もうすでに、厳密には僕のものぢやない。僕はその瞬間に、他人とその思想を共有してゐるんだからね」
「では、表現以前の君だけが君のものだといふわけだね」
「それが堕落した世間で云ふ例の個性といふやつだ。ここまで云へばわかるだらう。つまり個性といふものは決して存在しないんだ」

Gilles Deleuze

… à la différence des arbres ou de leurs racines, le rhizome connecte un point quelconque avec un autre point quelconque, et chacun de ses traits ne renvoie pas nécessairement à des traits de même nature, il met en jeu des régimes de signes très différents et même des états de non-signes. Le rhizome ne se laisse ramener ni à l’Un ni au multiple. Il n’est pas l’Un qui devient deux, ni même qui deviendrait directement trois, quatre ou cinq, etc. il n’est pas un multiple qui dérive de l’Un, ni auquel l’Un s’ajouterait (n + 1). Il n’est pas fait d’unités, mais de dimensions, ou plutôt de directions mouvantes. Il n’a pas de commencement ni de fin, mais toujours un milieu, par lequel il pousse et déborde. il constitue des multiplicités linéaires à n dimensions, sans sujet ni objet, étalables sur un plan de consistance, et dont l’Un est toujours soustrait (n – 1). Une telle multiplicité ne varie pas ses dimensions sans changer de nature en elle-même et se métamorphoser. A l’opposé d’une structure qui se définit par un ensemble de points et de positions, de rapports binaires entre ces points et de relations biunivoques entre ces positions, le rhizome n’est fait que de lignes : lignes de segmentarité, de stratification, comme dimensions, mais aussi ligne de fuite ou de déterritorialisation comme dimension maximale d’après laquelle, en la suivant, la multiplicité se métamorphose en changeant de nature. On ne confondra pas de telles lignes, ou linéaments, avec les lignées de type arborescent, qui sont seulement des liaisons localisables entre points et positions. A l’opposé de l’arbre, le rhizome n’est pas un objet de reproduction : ni reproduction externe comme l’arbre-image, ni reproduction interne comme la structure-arbre. Le rhizome est une antigénéalogie. C’est une mémoire courte, ou une antimémoire. Le rhizome procède par variations, expansion, conquête, capture, piqûre. A l’opposé du graphisme, du dessin ou de la photo, à l’opposé des claques, le rhizome se rapporte à une carte qui doit être produite, construite, toujours démontable, connectable, renversable, modifiable, à entrées et sorties multiples, avec ses lignes de fuite. Ce sont les calques qu’il faut reporter sur les cartes et non l’inverse. Contre les systèmes centrés (même polycentrés), à communication hiérarchique et liaisons préétablies, le rhizome est un système acentré, non hiérarchique et non signifiant, sans Général, sans mémoire organisatrice ou automate central, uniquement défini par une circulation d’états. Ce qui est en question dans le rhizome, c’est un rapport avec la sexualité, mais aussi avec l’animal, avec le végétal, avec le monde, avec la politique, avec le livre, avec les choses de la nature et de l’artifice, tout différent du rapport arborescent : toutes sortes de “devenirs”. Un plateau est toujours au milieu, ni début ni fin. Un rhizome est fait de plateaux.
… Nous appelons “plateau” toute multiplicité connectable avec d’autres tiges souterraines superficielles, de manière à former et étendre un rhizome. … Chaque plateau peut être lu à n’importe quelle place, et mis en rapport avec n’importe quel autre. Pour le multiple, il faut une méthode qui le fasse effectivement ; nulle astuce typographique, nulle habileté lexicale, mélange ou création de mots, nulle audace syntaxique ne peuvent la remplacer. Celles-ci en effet, le plus souvent, ne sont que des procédés mimétiques destinés à disséminer ou disloquer une unité maintenue dans une autre dimension pour un livre-image.

Michiko Kakutani

MichikoKakutaniAs usual, Auchincloss delineates the manners and mores of this selfmade, American aristocracy with glossy, efficient prose, garnished with a pinch of irony and a dab of melodrama. No doubt all the allusions in this novel to Henry James and Edith Wharton are there to remind the reader that Auchincloss means to follow in their illustrious tradition. But while he is adept enough at portraying the effects of a rarefied milieu on character, his narrative lacks a necessary density and texture.
Like the shiny parquet floors of their apartment houses, Mr. Auchincloss’s people are just a little too finely polished, a little too tidily assembled, to really intrigue the reader. Further, there is a tendency, on the author’s part, to compress their dilemmas and intrigues into a single line or paragraph, and as a consequence, the characters hover on the verge of becoming actual personages— interesting in the way that our friends and colleagues are — only to collapse back into the realm of cliche.

>Douglas Adams

>Many were increasingly of the opinion that they’d all made a big mistake in coming down from the trees in the first place. And some said that even the trees had been a bad move, and that no one should ever have left the oceans.

>齋田章

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司馬遼太郎氏の作品 『ロシアについて (北方の原形)』 は、数少ない私の愛読書のひとつである。。。氏が語るコサックの東方遠征は、ソヴェト映画 『シベリア物語』 の中で演奏されるオラトリオ 「シベリア物語」 がバックに流れる中で映し出される、コサックによるシベリア征服の映像をほうふつとさせる。 また、この時代のロシアのすばらしい平衡能力、良心的世論が存在したロシア国家の良質さ、苛酷な漢族商人から 「本然的ないたわり」 のあるロシアへ逃れたモンゴル人たちのことなど、 氏のロシアに対する好意的な語り口は、「ロシア大好き爺々」 を自認する私には、とても心地よい。。。特に、幕末鎖国下の日本に開国を迫るために相前後して来航した、アメリカ合衆国のペリーと、クルーゼンシュテルン、ゴローニン、プチャーチンたちロシア帝国の海軍軍人との人物比較は面白い。
「シベリアの食糧問題は、ロシアにとって恒常的な難問題」 であり、その解決のために、ロシア艦隊を日本に派遣した、という。
司馬遼太郎氏のペリー評はまことに痛烈で、ペリーの人間性をして 「傲岸と卑屈は、しばしば紙の表裏であるという一例」 と談じている。 ペリー提督閣下もまったく形無しである。 「品性のわるさ」 を言われては、武人として、これ以上の不名誉はあるまい。
。。。何はともあれ、この作品の中で司馬遼太郎氏の語る日露交渉史は、シベリア産のエネルギー需給の関係など、将来の両国の善隣関係のありようを示唆しているように思われる。